Généralisation de la complémentaire santé : Les salariés sont sceptiques

À partir de 2016, les entreprises privées devront fournir une mutuelle pas cher à chacun de leurs salariés. Les caractéristiques de cette offre sont indiquées par l’ANI (Accord National Interprofessionnel). À seulement quelques mois de la date de mise en application, Ifop et SwissLife ont procédé à une enquête auprès des entreprises.

Des entreprises non préparées

Si la loi ANI contraint à souscrire à une mutuelle collective, l’enquête qu’a réalisée SwissLife indique qu’environ 50% des employés dans les entreprises comptant moins de 49 personnes ne bénéficient pas encore d’une mutuelle entreprise.

26% des salariés n’ont même pas encore entendu parler de l’instauration de ce dispositif. Et le chiffre grimpe à 31% pour les employés non couverts. Environ 57% de ces salariés non couverts avouent qu’ils ne sont pas bien informés.

62% des salariés affirment qu’ils n’ont pas été consultés concernant les conditions d’application de cette généralisation de la mutuelle santé dans les entreprises. En outre, 51% des salariés interrogés avouent qu’ils ont été tenus au courant de cette loi à partir des réseaux sociaux. 29% ont été informés par leur direction. 5% ont été mis au courant par les ressources humaines. Et 2% ont été informés via un représentant syndical. Les assureurs peuvent également être consultés à propos de la loi ANI.

Par ailleurs, on se demande aussi qui doit s’occuper de la résiliation de la mutuelle individuelle afin de mettre en place la mutuelle collective. 25% des salariés ont indiqué qu’ils ne savaient rien des procédures de résiliation.

La généralisation laisse planer des doutes

Les salariés se demandent si le niveau de couverture proposé leur est profitable. 39% d’entre eux avouent que les garanties risquent de diminuer, 24% estiment que cette nouvelle mutuelle ne favoriserait pas leur niveau de couverture.

Généralement, les employés ont peur dans plusieurs domaines, notamment la qualifié des informations fournies par la compagnie d’assurance, les détails des garanties, les frais à la charge de la mutuelle et le montant des garanties.

À cause de ces craintes, les salariés risquent de se tourner vers une surmutuelle afin de compléter leur contrat collectif. Et ils sont prêts à verser 27 euros de plus par mois pour une meilleure couverture.

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