Montre Lip : retour sur une success story

C’est l’une des marques de montres les plus célèbres. Et c’est une marque française, qui a vu le jour dans le Doubs, à Besançon plus précisément, au 19ème siècle.

Les montres du général De Gaulle et de Winston Churchill

Les montres Lip sont associées à des célébrités historiques : elles s’affichaient notamment aux poignets du général De Gaulle et de Winston Churchill au 20ème siècle. Pendant la seconde Guerre mondiale, la société connaît quelques chamboulements (usines réquisitionnées par les Allemands, dirigeants déportés dans le camp de concentration d’Auschwitz dont ils ne reviennent pas, développement d’accords de fabrication avec les Russes…).

Le modèle Himalaya, le modèle culte

Dans les années 1950, la célèbre marque développe un modèle dédiée aux professionnels des expéditions dans les sommets de l’Himalaya. Une montre robuste, solide avec notamment une technologie à ressort innovante. Les alpinistes devaient en effet disposer d’une montre qui résiste aux températures extrêmes, et au froid radical des sommets. C’est l’un des modèles cultes de la marque, baptisée la Lip Himalaya, tout simplement.

Apogée et difficultés financières liées à la concurrence

Milieu 20ème siècle, la marque est à son apogée à son apogée : elle compte plus de 1 500 salariés et produit environ 300 000 montres par an, qui se vendent dans le monde entier, bien au-delà du département du Doubs !

Les difficultés commencent dans les années 1960 : la santé financière de l’entreprise est mise à mal et se dégrade. Début 70, elle innove en créant les premières montres à quartz françaises. Mais Lip a dû mal à supporter la concurrence et pâtit du succès des modèles fabriqués aux Etats-Unis et au Japon. Après une autre décennie difficile et des plans de licenciement, LIP ne trouvant pas de repreneur potentiel est définitivement liquidée le 12 septembre 1977.

Le retour de Lip à Besançon dans les années 2000

Dans les années suivantes, la marque Lip est rachetée par plusieurs repreneurs mais la réussite n’est pas au rendez-vous. Ils échouent à relancer la prestigieuse maison d’horlogerie. En 2002, Jean-Claude Sensemat signe un contrat de licence mondiale de Lip avec Jean-Luc Bernerd qui crée à cet effet La Manufacture Générale Horlogère (MGH) dans le Gers. La marque renaît et dans les années 2000, plusieur millions d’exemplaires s’écoulent, renaissant avec la sucess story de ses débuts.

Quelques années plus tard, le PDG signe un accord pour le retour de Lip à Besançon : les montres seront désormais assemblées et commercialisées à Besançon, dans le berceau d’origine.

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